Les victimes de l’attaque d’une mosquée en Nouvelle-Zélande affrontent le tireur Brenton Tarrant

Au cours de la troisième journée d’une audience de détermination de la peine de quatre jours, les survivants et les proches des victimes d’une attaque contre une mosquée en Nouvelle-Zélande se sont prononcés contre le tireur Brenton Tarrant. Il y avait un sentiment de tristesse mais aussi de défi dans l’air alors que près de 90 personnes ont parlé de la tragédie dans laquelle 51 personnes ont été tuées à Christchurch. L’année dernière, Tarrant a ouvert le feu sur deux mosquées, blessant des dizaines d’autres. Jusqu’à sa condamnation jeudi, il a choisi de ne pas comparaître devant le tribunal.

L’Australien de 29 ans a accepté de plaider coupable à 51 accusations de meurtre, 40 tentatives de meurtre et une accusation de terrorisme. Il risque la prison à vie, peut-être sans libération conditionnelle – une peine qui n’a jamais été imposée en Nouvelle-Zélande auparavant. Leurs larmes pleurent dans une salle d’audience mercredi, des versets du Coran sont lus et des photographies d’êtres chers tenus haut, alors que les dernières victimes et leurs proches font leurs déclarations. Voici quelques-unes des déclarations puissantes qu’ils font.

Ahad Nabi, qui a perdu son père âgé Haj dans une mosquée d’Al Noor. Vêtu d’un uniforme de la ligue de rugby pour les Warriors de Nouvelle-Zélande, Ahad n’a pas retenu sa fureur en parlant à Tarrant.

Maysoon Salama, la mère de Muhammad, Ata Elayyan, a pleuré. Elle a parlé des derniers instants avant la mort de son fils. Wasseim Sati Ali Daragmih, a tiré plusieurs fois avec sa fille à la mosquée Al Noor. Daragmih était provocant alors qu’il s’approchait du stand et s’adressait directement à Tarrant.

Tarrant éclata de rire lui-même, puis se rattrapa et se couvrit la bouche. Les mots de Daragmih se sont vite sentis sérieux, disant que Tarrant “n’a pas réussi” à détruire leur communauté.