L’armée turque frappe des cibles en Syrie et en Irak après l’explosion d’Istanbul

Le ministère turc de la Défense a déclaré dimanche matin qu’il avait mené des frappes aériennes sur les bases militantes kurdes interdites dans le nord de la Syrie, qui, selon lui, ont été utilisées pour mener des attaques contre la Turquie.

“Conformément à nos droits de légitime défense découlant de l’article 51 de la Charte des Nations Unies, l’opération aérienne Pence Kilic a été menée dans les régions du nord de l’Irak et de la Syrie, qui sont utilisées comme bases d’attaques contre notre pays par des terroristes. “, a annoncé le ministère dans un communiqué.

Selon le ministère, les frappes ont visé des bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) interdit et des militants kurdes syriens des YPG (Unités de défense du peuple), que la Turquie considère comme une aile du PKK.

La Turquie a indiqué mardi qu’elle prévoyait de poursuivre des cibles dans le nord de la Syrie après avoir achevé une opération transfrontalière contre les militants du PKK en Irak, à la suite d’un attentat meurtrier à la bombe à Istanbul le week-end dernier.

Ankaray blâme les militants kurdes pour l’explosion sur l’avenue Istiklal d’Istanbul le 2 novembre. 13, qui a tué huit personnes et en a blessé plus de 80. Aucun groupe n’a revendiqué la responsabilité de l’explosion et le PKK et les soi-disant Forces démocratiques syriennes (SDF) dirigées par les Kurdes ont nié toute implication.

“L’heure des comptes a sonné”, a tweeté tôt dimanche le ministère turc de la Défense, accompagné d’une photo d’un avion décollant pour une opération de nuit, sans en préciser le lieu.

“Les attaques perfides des scélérats sont tenues pour responsables”, a poursuivi le ministère, ajoutant, “des foyers terroristes rasés par des frappes de précision”.

Le ministère a ajouté qu’une opération similaire avait également été menée dans certaines régions du nord de l’Irak, mais n’a pas fourni plus de détails.

Pendant ce temps, le soi-disant Observatoire syrien des droits de l’homme, qui est proche de l’opposition syrienne, a affirmé que les frappes aériennes dans le nord de la Syrie avaient fait six morts parmi les militants des FDS et six soldats syriens.

La Turquie a mené jusqu’à présent trois incursions dans le nord de la Syrie contre les militants des YPG. Président Réception Tayyip Erdogan avait précédemment déclaré que son pays pourrait mener une autre opération contre les YPG.