Climatisation : est-ce une question d’argent ?

Essayer de sauver le monde.

La Suisse tire la majeure partie de son énergie de sources nucléaires et hydroélectriques. Mais il a accepté de réduire sa dépendance aux gaz à effet de serre. Et s’il ne reste plus assez d’émissions à réduire ? La Suisse a déclaré qu’elle paierait d’autres pays pour réduire leurs gaz et utiliser les réductions pour atteindre ses objectifs convenus. En d’autres termes, vous réduisez vos émissions, mais nous nous en attribuerons le mérite.

Bonne idée? C’est comme si vous étiez un pays qui crache encore du carbone dans l’atmosphère. Vous payez un pays pauvre pour réduire ses émissions tout en aggravant les choses pour la planète.

Pour les pays pauvres, le don d’argent permet d’améliorer leur cadre de vie sans frais. Et c’est bon pour tout le monde. Voici comment cela fonctionne.

La Suisse paie pour installer un éclairage efficace et des poêles plus propres dans cinq millions de foyers au Ghana. Ces installations aideraient les ménages à s’éloigner de la combustion du bois pour cuisiner. Cela réduirait les émissions de gaz à effet de serre.

On se demande si ce paiement est équitable. C’est un enjeu de la conférence des Nations Unies sur le climat qui se tient cette semaine à Charm el-Cheikh, en Égypte. Les pays riches devraient-ils aider les pays pauvres à faire face aux dommages causés par le changement climatique ? Les riches sont la cause des émissions de dioxyde de carbone qui réchauffent le monde.

Une nation riche pourrait donner de l’argent à un pays pauvre et ne pas travailler sur ses émissions. Il pourrait également financer des projets en cours dans des pays plus pauvres. Et sans financement étranger.

L’Accord de Paris de 2015 a déclaré que les pays pourraient coopérer pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Les règles garantissent que les réductions ne sont pas comptées deux fois.

La Suisse a signé des pactes avec huit pays : le Pérou, le Ghana, le Sénégal, la Géorgie, le Vanuatu, la Dominique, la Thaïlande et l’Ukraine. Le Japon et la Suède ont déclaré qu’ils poursuivraient les mêmes types d’accords.

Les pays riches sont critiqués pour ne pas avoir payé les pays les plus pauvres pour qu’ils s’adaptent mieux au réchauffement des températures.

La façon dont la Suisse procède n’est qu’une partie de la réponse.

Les observateurs disent qu’il est dans l’intérêt de tous les pays de réduire les émissions. Investir dans des technologies anciennes telles que le charbon et les combustibles fossiles n’a pas de sens. Un avenir plus respectueux du climat est devant nous. Comme on dit, suivez l’argent.

Source : Le New York Times du 7 novembre 2022

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